M E R C I POUR LE CHANVRE 2/5 ALARME — Mudstories.fr

M E R C I POUR LE CHANVRE 2/5 ALARME

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Industrie Textile = Catastrophe Environnementale.

 

 

Dans mon précédent billet, j'expliquais comment, bouche bée devant un champ de coton, j'ai un jour voulu (entre autres aspirations...) travailler comme styliste.

Comment, une fois mon diplôme en poche, je me suis retrouvée comme "piégée"dans une situation sans issue.

La mode et mes aspirations n'étaient pas compatibles.

Aujourd'hui j'explique pourquoi je suis confortée dans l'idée que malgré mes errances, je ne pouvais me résoudre à faire partie d'un sytème de consommation de masse.

L'industrie textile est devenue une catastrophe environnementale.

 

 

Quelques faits :

 

 

  1. L'industrie textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde après le pétrole.
  2. Le textile génère plus d'1 milliard de tonnes d'équivalent CO2, plus que tous les transports maritimes et aériens cumulés.
  3. Pour fonctionner, cette industrie requiert plus de 4 % des ressources d'eau potable du monde entier.

 

 

Nous sur-consommons.

 

 

Plus de 50 % de notre garde-robe ne serait tout simplement pas portée.

Nous achetons par envie, pour suivre la mode, sans même faire le point sur ce que nous avons déjà, nous nous déculpabilisons en jetant ou en donnant notre ancien surplus pour faire de la place aux nouveaux achats.

Finalement, 80 milliards de vêtements sont produits et livrés tous les ans et plusieurs millions de tonnes de vêtements et autres textiles sont jetés dans nos décharges.

 

 

Cycle de vie d'un vêtement :

 

 

Pour calculer l'impact environnemental réel des textiles, on prend en compte

 

  • La production ou l'extraction des matières premières, synthétiques ou naturelles, parfois très polluantes . On peut citer par exemple la quantité d'eau utilisée, les pesticides, le transport...

 

  • La phase de transformation et de fabrication. On peut citer l'impact du blanchissement et l'utilisation des colorants et autres produits néfastes pour la santé et l'environnement...

 

  • L'acheminement, depuis l'autre bout du monde le plus souvent, est particulièrement polluant. On peut parler des containers en bateau, des avions, des camions...

 

  • Ne pas oublier la distribution, avec l'ajout d'emballages , la vente et parfois à nouveau l'acheminement...

 

  • Est pris ensuite en compte l'entretien des articles (lavages, séchages et repassages), avec à nouveau l'utilisation de produits souvent toxiques pour l'environnement ...

 

 

En fin de vie de notre vêtement , le choix idéal irait vers le don si c'est possible ou le recyclage, malheureusement seulement 13 % des textiles sont recyclés, les autres passent tout bonnement dans la poubelle…

 

 

Exemple d' 1 t-shirt classique en coton (comme il s'en vend presque 2 milliards tous les ans dans le monde) :

 

 

On estime que notre t-shirt :

 

  • parcourt près de 40 000 km
  • a demandé l'utilisation de plus de 3 500 L d'eau
  • possède une empreinte carbone de 10 kg !

 

 

Comment modifier notre consommation ?

 

 

Il existe plusieurs solutions, certaines très simples, pour changer ses habitudes :

 

  • Stop au gaspillage : limiter sa consommation, tout simplement, en évitant d'aller faire les soldes sans besoins particuliers, en connaissant mieux le contenu de nos armoires et nos besoins réels...

 

  • Troquer, échanger, partager : la mode « seconde main » est une idée définitivement positive. Occasion, troc, partage, don, friperie, dépôt vente, magasins solidaires, vente d'occasion en ligne... Il est possible de louer vêtements et accessoires pour les occasions spéciales. Où que l'on soit, les solutions ne manquent pas !

 

  • Réparer : après la seconde main, la seconde vie. Ici on parle de raccommodage, de transformation, de diy...

 

  • Recycler : lorsque l'on n'a pas d'autre choix, remplacer l'option poubelle par le recyclage. En France, tous les vêtements et chaussures peuvent être apportés dans un point de collecte. Où ? Il y a forcément des informations en local (commune, communauté de communes...), sinon vous trouverez toutes les informations en ligne sur le site La fibre du tri ;

 

  • Acheter écologique et/ou éthique : il faut éviter les matières comme le polyester, le polyamide, la viscose, l’acrylique, l’acétate et l’élasthanne et privilégier les vêtements en fibres naturelles végétales bio comme le coton, le lin, le chanvre, les fibres naturelles animales comme la laine, les fibres artificielles et synthétiques comme le Lyocell (produit à partir de bois) et les matières recyclées comme le coton recyclé, la laine recyclée...

 

  • On peut aussi se baser sur des labels de référence comme GOTS et Oeko-Tex pour limiter les produits chimiques et World Fair Trade Organization pour les vêtements éthiques.

 

 

La dernière option est de consommer local. Les produits ne sont pas toujours parfaits en termes de matières premières et de processus de production, mais le transport est quasi nul et l'acte est citoyen en faveur du tissu associatif et productif local.

 

Adapté d'un article daté du 17/02/2019 -crédit A. Bihaki

 

L'article propose de privilégier les matières naturelles…                        

Je mets un bémol sur l'utilisation du coton Bio qui sera le sujet de mon billet #3.

 

A demain !

I.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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